| G, B! : Alors pour
commencer, pourquoi Koacha ? |
| Jérôme : Disons
que c‘est
un affluent du Ganges ... mais ce n’est pas du
tout la raison pour laquelle on s’appelle Koacha,
beaucoup de critiques concernant ce nom qui n’évoque
rien à personne et sonne parfois très
METAL. Pas très original mais le nom est venu
comme ça, en soirée, à Vincent
le chanteur et créateur du groupe. |
| G, B! : Ok,
alors justement quelle est la composition du groupe
? |
Jérôme : Composition
du groupe : Basse, batterie, deux guitares, un chant
lead, plus
deux backing vocals.
Vincent : Jérome : batterie, Aymeric : basse et
chœurs, Florian : guitare et moi chant et guitare. |
| G, B! : Et comment
vous êtes vous rencontrés ? |
| Vincent : Une soirée gay. Je déconne,
on est potes de base et à une époque ou
Koacha était mal en point ils ont rejoint le projet
par pitié pour moi, c’est rigolo mais un
peu vrai. |
| G, B! : Pouvez
vous nous raconter les debuts ? |
| Vincent : 1999, début du projet
Koacha, des compos pas terribles j'étais avec
d'autres musiciens on fumait tout le temps des joints
et on buvait lors
des concert donc tu peux imaginer. |
| G, B! : Et
depuis c'est devenu plus sérieux ? |
Vincent :
Oui à partir de 2001, on a enregistré un
LP avec walter de Castro, chanteur du groupe Babamars
qui a
joué le
rôle de producteur et ça a commencé à sonner
mais les anciens membres du groupe manquaient de motivation,
disons que c'est devenu sérieux quand Jérôme
et Aymeric sont arrivés.
Jérôme : Merci ! (Rires) |
| G, B! : Et depuis ça
marche plutôt bien, non ? |
| Vincent : Bien disons quand on travaille
et qu'on se donne corps et âmes ; même
si on n’a pas trop de talent et bien ça
paye, on a depuis quelques temps certaines satisfactions
... |
| G, B! : Bon, alors
venons en à vos concerts. Quelle a été votre
plus grosse première partie ? |
Vincent : Franz Ferdinand
|
| G, B! : Vous avez,
sur scène,
tous les mêmes vêtements, comment avez
vous choisi ce style ? |
Jérôme : A propos, nous recherchons
actuellement une nouvelle "tenue" de scène à l’occasion
de la sortie de l’album.
Vincent : (Rires) nous voulons donner une image classe,
autant à notre musique qu'aux gens qui viennent
nous voir en concert, un peu comme un revival 60's, nous
sommes des garçons bien élevés ...
Nous aimons les choses belles, cela ne nous empêche
pas d'avoir un esprit rock and roll dans tous les sens
du terme, et puis dans Koacha l'uniformité signifie
qu'il n'y a pas de chef et que c'est une démocratie.
|
| G, B! : Pourrions nous
vous comparez à Franz Ferdinand ? |
Vincent : NON
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
|
| G, B! : Pourquoi ? |
Jérôme
: Nous avons sorti un single Révolution,
en attendant la sortie de l’album complet ...
Ce titre est certes celui qui ressemble le plus à
Franz Ferdinand, mais pas représentatif des
autres morceaux de l’album.
Vincent : (Rires) car tout le monde le fait, car nous
existons depuis plus longtemps et que notre style nous
appartient, nous aurions pu sortir Révolution
avant que sorte Take me Out ça
aurait pas eu le même succès (rires) mais
voilà…
|
| G, B! : Bon alors comment
avez vous trouvez
l'ambiance de la Gespe à tarbes ? |
Vincent : (Rires)
je dois être honnête ?
Jérôme : (Rires)
moi aussi ?
|
| G, B! : Si possible
... |
Vincent : Ah... bon
il y avait personne dans la salle peut être
10 personnes, et je me suis soulé, donc en
plus on a fait une piètre prestation.
Jérôme : Il n’y avait que 10 personnes
dans la salle, car veille d’un concert sold out,
entrée assez chère (12 euros) pour 3 groupes
inconnus et aucun groupe local.
Vincent : Par contre le patron de la salle est très
sympa.
Jérôme : Oui, et super accueil, bonne conditions,
staff technique adorable.
|
| G, B! : Vous allez
sortir un album, bientôt, pouvez vous nous
en dire plus ? |
Vincent : Oui, déjà le
titre : “The female of the species is more
deadly than the male”, la plupart des chanson
de Koacha parlent des traumatismes et de la faiblesse
qu'une rupture peu faire à un homme. J'ai
le sentiment que les femmes sont plus fortes que
les hommes qu’elles se remettent plus rapidement
d'une rupture, l'homme semble être devenu de
nos jours plus
sensible. BREL disait la femme est en dessous de l'amour,
je suis d'accord, le femme est aujourd'hui une machine
de guerre ...
|
| G, B! : Bon, alors
quels cd écoutiez vous lors de votre adolescence
? |
Jérôme
: Perso, grosse années Brit pop dans
les 90' (1996 en autres) : Pulp; Boo radleys, Blur,
Catchers,
Suede, Marion, Menswear, Smiths, Divine Comedy, Weezer,
les Beatles, Supergrass...
Vincent : Moi : smith, Cure, brit pop; beaucoup de Blur,
les Clash (j'ai connu joe strummer en Espagne ado il
m'a donné l'image de ce que pouvait être
un esprit rock and roll).
|
| G, B! : Quelle est
votre cd préféré ? |
Vincent : "Modern
life is rubbish" de BLUR
Jérôme : Hum hum... PULP : “Different
class”, 1992
|
| G, B! : Votre film
préféré ? |
Jérôme
: Transpotting pour la B.O, Quadrophenia , Usual
suspect, Emmanuelle.
Vincent : Moi Lord of the ring ou Quadrophenia si je
veux me la péter, et pas Emmanuelle car j'aime
les gros seins (rires), je déconne !
|
| G, B! : Et votre homme
ou femme politique préféré ? |
Vincent : Simone
Veil, Gandhi ou Deproges
Jérôme : Deproges. Car
nous aimons que les hommes soient libres et nous
aimons pas les tabous nous aimons plaisanter sur
toutes les couleurs car pour nous elles n'évoquent
pas de différences.
Vincent : Hou pas mal ça ...
Jérôme : Allez, sors la blague de Deproge
s...
Vincent : Non, (rires)
|
| G, B! : Un petit mot
de fin ? |
Vincent : Ok
Jérôme: Ok.
Jérôme : Je plaisantais.
Vincent : "Nous sommes contre les femmes
oui tout contre les femmes" (rires)
|
| G, B! : Et pourquoi
cela ? |
Jérôme
: En fait, je dirais qu’on les aime, trop,
d’où la faiblesse.
Vincent : Nous aimons les femmes, nous aimons l'amour,
mais nous avons de grandes cicatrices trop romantique
peut être, il faut pas le dire. Cette phrase que
j'ai citée est une phrase de Sacha Guitri, elle évoque
la dualité homme femme mais ce désir brûlant
qui les rapprochent.
|
| G, B! : Pourtant les
cicatrices peuvent aider. (cf. Cali) |
Vincent : La preuve
elles s'appellent KOACHA ces cicatrices.
|
| G, B! : Selon La Varda, "plus
les hommes ont souffert plus leur musique est belle"... |
Vincent : Considères
tu que nous avons assez souffert ? (rires)
|
| G, B! : Si on part
du principe que plus la musique est belle plus on
a souffert, je crois qu'on peut affirmer que vous
avez énormément souffert. |
Vincent : Merci c'est
très gentil...
Jérôme : Mais t’as quand même
bien morflé le Vince.
|
| G, B! : Alors pour
finir, que diriez vous aux lecteurs de cette interview
? |
Vincent : Vas y Jérôme
Jérôme : Bâtard
Vincent : Tu leur dirais ça ?????? (rires) Nous
dirions :
Si vous nous aimez comme on aime notre public, et bien
il y a plein d'amour !
Jérôme: J’allais le dire
|
G, B! : Merci ... |
Jérôme
: Non, merci à toi !
Vincent : Yes
|