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Oasis et The Thrills, Zénith de Toulouse 04 /02/2006

Le double concert, au Zénith de Toulouse, qui devait donner un maximum était programmé le 4 février (2006) avec The Stereophonics tout d’abord, ensuite Oasis. Malheureusement, The Stereophonics ont dû annuler leur tournée (pour problèmes familiaux...). Ça commençait fort ! Mais l’équipe formidable du Zénith de Toulouse a réussi à avoir The Trills, un peu plus d’une semaine avant le concert !
Donner un maximum, le pari n’a pas été relevé.

En premier, The Trills. Seulement pour chauffer la salle à blanc. Il était déjà dommage de partir sur ces intentions ; ce fut un vrai fiasco !
Les pauvres n’ont réussi qu’à attiser faiblement la salle, malgré leur musique entrainante, unique et raffinée, ont été coulés par les régisseurs qui, n’ayant été prévenu qu’une semaine à l’avance, n’ont pas su nous fournir un son et lumières décents pour ce groupe, mais une bouillie de fréquences et de pâles lueurs sur la bouille des artistes.
Côté public, bien que la musique soit très, très bonne (c’était quand même The Trills !), les dégâts étaient tels que les applaudissements furent très brefs, sans effusion, jusqu’à la sortie de scène du groupe qui se solda par un plat mouvement de foule vers les sorties, sorte d’entracte décrétée par le lighteux qui ralluma les lumières de la salle.
Cette attitude allait-elle également tuer le concert d’Oasis ?

Heureusement pour le groupe, les spectateurs étaient bel et bien venus pour assister — et même participer ! — au concert d’Oasis.
Ambiance brûlante dès l’entrée en scène, sobre, des musiciens ; tapageuse dès le premier accord, tonitruant, de Mister Noel Gallagher. Elle était vivement stimulée par Liam notamment, si bien que énormément de personnes tentaient constamment de le rejoindre, ce qui a demandé un apport considérable de vigiles (un tous les mètres) pour les refouler. Mais pas de « baston » générale, cette fois.
Il faut dire que la musique, bien qu’elle soit excellente (pour les oreilles — les régisseurs n’étaient cette fois pas déstabilisés —, pas pour sa virtuosité), est trop bien connue. Don’t believe the truth, plus agréments, est bien rodé. Ressortir Wonderwall et la plupart de leurs morceaux les plus connus (et ceux des autres, comme My generation de The Who) était l’assurance d’entendre chanter le public de satisfaction, mais pas de continuer l’innovation et d’avancer avec cette reconstitution d’Oasis. Leur motivation, implicite mais claire, pour ce nouvel album, cette nouvelle tournée, est de renflouer les caisses. Mais ce concert fut ainsi agréable, et si l’imprévu n’était pas dans la musique, il était de la partie au sein du spectacle.
En effet, au beau milieu du concert, black-out total, seule la sonorisation fonctionnait encore ! La scène prît des teintes fantastiques avec l’apparition de faisceaux de lampes torches portées par les techniciens sur des parties d’instruments des musiciens ! Mister Liam Gallagher ne supporta pas : il sortit brutalement du plateau (quand même discernable dans le noir). Parenthèse : Artémis, présente au concert, m’a fait remarquer qu’il sortait bien souvent de scène, à la manière junky... Grande effusion en régie, immense dans le public, où toutes sortes d’objets volaient en étoiles filantes (bâtons luminescents, portables, sweat-shirts...) et où la foule, se déplaçant normalement en vagues de cinq mètres d’amplitude, se précipitait uniquement vers l’avant, profitant de l’opportunité pour duper les vigiles et monter sur scène ! Après de nombreuses tentatives infructueuses pour rétablir les feux de la rampe, ne faisant cette fois pas sauter les disjoncteurs, la lumière réapparut Liam revint sur scène. Ovation particulière à Noel Gallagher et au reste du groupe, qui, dans le noir, avait continué de jouer.
Cette pointe de piment dans la soirée ne fut pas désagréable quand des airs ressassés trop connus lassent, de même que la fabuleuse chorégraphie de Liam et que ses insultes au public. Mais n'oublions pas de saluer le batteur, et oui on a tendance à les oublier souvent, mais le batteur qui s’avérait être le fils de Ringo Starr, a sauvé plusieurs fois le groupe en nous offrant des solos assez prodigieux.

Petite touche finale irritée sur ce fond d’insatisfaction, les tarifs du Zénith (ouais... toujours le fric, je sais... !). Nous trouvons vraiment abusif, outre l’éradication des bouteilles d’eau à l’entrée, instaurée par Liam après une offense pendant un concert antérieur, que le prix des consommations s’élève à 2.5€, y compris le verre d’eau, servi au robinet s’il vous plaît ! Bien que ces verres Coca-cola soient extrêmement stylés, nous ne trouvons pas ce prix justifié. De plus faire venir un groupe, à l’occurrence The thrills pour jouer une demie heure devant un public qui ne demande pas un rappel, à part un petit nombre de personnes venu pour la musique et non pour Oasis, est inadmissible !

Si vous en avez l’occasion, allez tout de même voir un concert du groupe Oasis, car, comme Liam l’a dit lui-même en plein concert, c’est la dernière fois qu’il vient en France !

 
The Wave

 

 

 

 

 

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